Alléger sa vie : Faire le tri, le vide, aller à l'essentiel !


Alléger sa vie !


« Garder en sa possession un objet dont on n’a pas besoin est un vol », a dit le mahatma Gandhi !

 

Et à notre pléthore d’objets s’ajoutent des obligations et des activités incessantes qui nous emportent dans un tourbillon si puissant qu’il peut nous faire perdre la maîtrise de nos vies.

Et si nous faisions un peu de place ?

Libérer les murs : Désencombrer l’opulence de nos armoires  pour en même temps, faire  le ménage dans notre tête. Ce besoin est cycliquement naturel, vider son espace de vie donne aussi l’impression de faire de l’espace en soi-même.

Extrait du blog « Minimalistes » Hélène Pacquet :  « Je préfère ranger ce qu’on n’a pas besoin de voir. Je me sens plus légère dans un environnement sobre. » Froid, son appartement ? « Au contraire, mes amis me disent que c’est chaleureux ! J’ai peu d’objets, mais chacun a une histoire. »  « Je ne suis pas très consommatrice. Ne pas m’embarrasser d’objets me libère l’esprit. Je peux ainsi penser aux choses positives qui me rendent heureuse : jouer de la guitare, faire du sport »

Faire le vide pour mieux faire le plein
Le temps de mettre de l’ordre dans sa vie est arrivé. Dégager la place, se délester du superflu, dire non au troisième téléviseur. Faire la même chose avec les obligations sociales et les relations qui grugent l’horaire sans apporter de plaisir. Bref, se redonner des droits sur son espace et sur son temps.

Doit-on pour autant se priver et adhérer mordicus à la « simplicité volontaire » ? Absolument pas. Il s’agit seulement de réapprendre à répondre à ses vrais besoins. Pour reprendre les propos de la Française Dominique Loreau, qui, séduite par l’art de vivre minimaliste des Japonais, a publié L’art de la simplicité (Robert Laffont) : « Il ne s’agit pas d’éliminer ce qu’on aime, mais de se débarrasser de tout ce qui ne contribue pas ou plus à notre bonheur. »

Se distancier des amitiés toxiques
La copine qui a le don de nous faire pester parce qu’elle est toujours en retard, celle qui ne donne des nouvelles que lorsqu’elle a une faveur à demander, cette autre encore dont la conversation tourne toujours aux ragots… Accepter de les laisser contrôler sa vie, c’est se faire injure à soi-même. La psychologue Janine Corbeil : « Invariablement, on finit par étouffer dans de telles relations. Alléger sa vie, c’est aussi apprendre à percevoir l’amitié que l’on donne comme un privilège que l’on consent aux autres. Et comprendre qu’on a le droit d’être respectée. » Avoir le courage de mettre cartes sur table, c’est :
· Parler franchement de ce qui nous dérange : « Je n’aime pas me sentir complice des rumeurs que tu colportes. »
· Proposer une solution quand on en a assez de servir de déversoir à frustrations : « Pourquoi ne vas-tu pas consulter ? »
· Manifester sa frustration au lieu de la refouler : « La prochaine fois, je t’attends pendant 10 minutes, pas une de plus. » Et tenir parole ! 
Et si ça ne fonctionne pas, prendre graduellement ses distances. Faire place à d’autres amitiés plus saines.

Un monde de surstimulation
D’où vient donc ce besoin de « tout remplir », aussi bien son emploi du temps que son garde-manger ? La psychologue Janine Corbeil, qui s’intéresse à la relation qu’on entretient avec ses objets et son cadre de vie, le croit lié à la peur du vide et à la « surstimulation » caractéristiques de notre époque. « Nous vivons, dit-elle, dans une civilisation qui nous demande beaucoup, mais qui nous donne aussi beaucoup. Quand nous passons des années à faire tourner la roue de plus en plus vite, il est normal de nous sentir perdus au moment de ralentir, devant une page blanche ou une armoire vide. » Alors on apaise ses angoisses en cherchant le réconfort dans le tangible, le concret, les possessions matérielles.

Janine Corbeil confirme qu’il existe un lien intime entre la maîtrise qu’on a de son environnement et la maîtrise de soi : « On met de l’ordre dans sa vie ou dans ses idées de la même façon qu’on met de l’ordre dans son placard. Quand on a perdu le contrôle de ce qui nous entoure, cela se répercute immanquablement sur notre état d’esprit. » Il est aussi difficile, ajoute-t-elle, de vivre avec un esprit encombré que dans un espace encombré.

Accepter ses limites

On peut avoir un emploi du temps très chargé et être heureuse. Mais il faut connaître ses limites, préserver son équilibre, rester à l’écoute de soi.

Chaque jour un peu plus légère…
Trier les objets en fonction de l’espace dont on dispose est une sorte de rendez-vous avec soi-même. L’opération, à laquelle je vous conseille de consacrer 15 minutes par jour, aura des effets immédiats sur son humeur et son niveau d’énergie !

 

On remet en question l’utilité réelle de chaque objet. On garde, on range, on jette, on donne. Petit à petit, les résultats de cette opération se feront sentir. Quand on peut s’offrir le luxe de ne plus tourner en rond pour chercher ses choses, qu’on n’achète plus en double et qu’on n’a plus à fouiller et à déplacer des meubles pour en débusquer d’autres, on gagne non seulement du temps, mais de la tranquillité d’esprit. On respire !

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